DPE à Centre Périurbain à Agen : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers
Les 1 411 DPE géolocalisés à Centre Périurbain dessinent un quartier surtout composé d’appartements, où les étiquettes C et D dominent. La proportion de logements F ou G y est inférieure à celle d’Agen, mais les indicateurs de consommation et de coût demandent une lecture distincte.

Le dossier énergétique de Centre Périurbain repose sur 1 411 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 14 469 DPE pour Agen. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier et de situer leurs résultats par rapport aux indicateurs communaux. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du secteur. Les principales caractéristiques observées sont une forte présence d’appartements, une période de construction dominante située entre 1948 et 1974 et une concentration des étiquettes en C et D. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat à la location, cette photographie apporte un contexte utile. Elle ne remplace pas la lecture du diagnostic propre au logement concerné.
Un bâti surtout collectif, avec une dominante de construction entre 1948 et 1974
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Centre Périurbain) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 8 | 0,6 % |
| B | 72 | 5,1 % |
| C | 685 | 48,5 % |
| D | 449 | 31,8 % |
| E | 145 | 10,3 % |
| F | 41 | 2,9 % |
| G | 11 | 0,8 % |
Les maisons individuelles représentent 14,6 % des logements diagnostiqués à Centre Périurbain, le reste correspondant à des appartements. Le profil énergétique observé est donc principalement celui de logements collectifs. La période 1948-1974 est la plus représentée, avec 24,7 % des diagnostics du quartier, sans constituer à elle seule une majorité. Les constructions antérieures à 1948 comptent pour 18,6 %, tandis que l’ensemble du bâti antérieur à 1975 atteint 43,4 %. Ces repères décrivent un parc aux périodes de construction diverses, plutôt qu’un quartier d’âge uniforme. Ils ne renseignent pas, en revanche, sur les matériaux, les équipements ou les rénovations de chaque bien. L’ancienneté fournit ainsi une clé de lecture du parc, mais ne suffit pas à déduire l’étiquette énergétique d’un appartement ou d’une maison.
- Type de logement : avec 14,6 % de maisons individuelles, les résultats du quartier concernent très majoritairement des appartements. Une maison doit donc être appréciée en tenant compte de cette différence de profil.
- Âge du bâti : la tranche 1948-1974 rassemble 24,7 % des diagnostics. Cette dominante ne signifie pas que tous les immeubles partagent les mêmes caractéristiques techniques.
- Comparaison historique : le bâti antérieur à 1948 représente 18,6 % dans le quartier, contre 32,7 % à Agen. Le parc diagnostiqué localement est moins marqué par cette période ancienne.
Les étiquettes C et D structurent le profil énergétique du quartier
La répartition des DPE fait apparaître 8 logements classés A, 72 classés B, 685 classés C, 449 classés D, 145 classés E, 41 classés F et 11 classés G. L’étiquette C est donc la plus fréquente, devant D. Les résultats ne décrivent ni un ensemble concentré sur les meilleures classes, ni un quartier dominé par les passoires énergétiques. Les logements F et G totalisent 52 cas, soit 3,7 % des diagnostics analysés. Leur présence reste importante à considérer pour les biens concernés, même si elle est minoritaire à l’échelle du secteur. Cette distribution invite surtout à éviter les raccourcis : une adresse à Centre Périurbain ne préjuge pas du résultat individuel, puisque toutes les étiquettes, de A à G, sont représentées dans l’échantillon.
Par rapport à Agen, moins de passoires mais une consommation médiane supérieure
Centre Périurbain présente une proportion de logements F ou G de 3,7 %, contre 4,9 % pour Agen. Sur ce critère, le quartier est donc moins exposé aux étiquettes les plus défavorables que l’ensemble communal. La comparaison de consommation livre toutefois un autre éclairage : la médiane du quartier atteint 173 kWh/m²/an, contre 166 kWh/m²/an pour la ville. Ces deux constats ne se contredisent pas, car la part de passoires et la consommation médiane ne décrivent pas la même dimension de la distribution. Une moindre présence de F et G ne signifie pas que tous les indicateurs sont meilleurs. Sans répartition communale complète des étiquettes ni détail des caractéristiques techniques, les données fournies ne permettent pas d’attribuer ces différences à une cause précise.
- Passoires énergétiques : 52 logements F ou G sont recensés dans le quartier, soit 3,7 %, à comparer aux 4,9 % observés dans l’échantillon d’Agen.
- Consommation médiane : 173 kWh/m²/an à Centre Périurbain, contre 166 kWh/m²/an à l’échelle communale. Cet indicateur est rapporté à la surface.
- Coût énergétique annuel médian estimé : 771 € dans le quartier, contre 924 € pour la ville. Il s’agit d’une estimation, et non du montant réel de chaque facture.
- Surface médiane : 49 m² dans le quartier, contre 62 m² à Agen. Cette différence de profil doit accompagner la lecture des montants annuels.
Coût estimé et surface : deux repères à lire ensemble
Le coût énergétique annuel médian estimé de 771 € est inférieur à celui d’Agen, établi à 924 €. Ce constat ne permet pas, à lui seul, de qualifier les logements du quartier de plus économes par mètre carré. Leur consommation médiane est en effet supérieure, tandis que leur surface médiane est plus petite : 49 m², contre 62 m² pour la ville. Les données invitent donc à distinguer le montant annuel estimé, la consommation rapportée à la surface et la taille des biens. Elles ne permettent pas de mesurer la contribution exacte de chaque facteur à l’écart de coût. Pour comparer plusieurs logements, il est préférable de conserver ces indicateurs séparés plutôt que de résumer la performance énergétique à un seul montant.
Une médiane constitue un repère central de l’échantillon, pas la description d’un logement type réunissant toutes les valeurs présentées. Il serait ainsi trompeur d’affirmer qu’un appartement de 49 m² à Centre Périurbain consomme nécessairement 173 kWh/m²/an et présente un coût annuel estimé de 771 €. Les trois médianes ne correspondent pas obligatoirement au même bien. De même, le montant médian ne garantit pas la dépense future d’un occupant. Dans un dossier immobilier, ces valeurs servent à situer le quartier, tandis que les caractéristiques et les résultats du logement doivent être examinés individuellement. Cette précaution est particulièrement utile lorsque le bien étudié est une maison, un grand appartement ou un logement dont l’étiquette s’écarte des classes C et D les plus fréquentes.
Vendre ou louer : présenter le résultat du bien sans le confondre avec le quartier
Pour vendre ou louer à Centre Périurbain, l’intérêt de cette analyse est de replacer le DPE du bien dans un contexte local documenté. Un logement classé C appartient à la catégorie la plus représentée, avec 685 diagnostics, mais ce constat ne détermine ni sa valeur ni son attractivité. Pour un bien F ou G, la faible proportion locale de passoires, 3,7 %, ne doit pas masquer son résultat individuel. Le propriétaire peut préparer une présentation distinguant l’étiquette, la consommation, la surface et le coût estimé propres au logement. L’acquéreur ou le candidat locataire dispose alors de bases plus claires pour poser ses questions. Les données fournies ne permettent pas de chiffrer une décote, de définir des travaux ou de conclure à la possibilité juridique de louer un bien particulier.
Questions fréquentes
Centre Périurbain présente-t-il un meilleur profil DPE que l’ensemble d’Agen ?
Cela dépend de l’indicateur retenu. La part de logements F ou G est inférieure dans le quartier : 3,7 %, contre 4,9 % à Agen. En revanche, la consommation médiane atteint 173 kWh/m²/an, contre 166 pour la ville. Il est donc plus juste de présenter ces résultats séparément que d’attribuer au quartier une supériorité énergétique générale.
Quelle période de construction domine dans le quartier ?
La période 1948-1974 est la plus représentée, avec 24,7 % des diagnostics. Elle reste minoritaire lorsqu’on la considère seule. Le bâti antérieur à 1975 représente au total 43,4 % de l’échantillon. Les maisons individuelles comptent pour 14,6 %, le reste étant constitué d’appartements. Ces caractéristiques ne permettent pas de connaître l’état de rénovation d’un logement précis.
Peut-on utiliser les 771 € médians pour estimer les dépenses d’un logement à louer ou à vendre ?
Les 771 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans l’échantillon du quartier, et non à une prévision applicable à chaque logement. Ce chiffre apporte un contexte, à rapprocher notamment de la surface médiane de 49 m². Pour un projet de vente ou de location, il faut distinguer ce repère collectif de l’estimation figurant dans le diagnostic du bien.