DPE à Nord Urbain à Agen : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers
À Nord Urbain, l’analyse de 2 419 DPE décrit un quartier majoritairement composé d’appartements, où le bâti d’avant 1948 domine. Les étiquettes C et D sont les plus nombreuses, mais la part de passoires énergétiques dépasse celle observée à l’échelle d’Agen.

Un portrait énergétique fondé sur 2 419 diagnostics
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Nord Urbain) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 25 | 1,0 % |
| B | 131 | 5,4 % |
| C | 1 084 | 44,8 % |
| D | 743 | 30,7 % |
| E | 280 | 11,6 % |
| F | 111 | 4,6 % |
| G | 45 | 1,9 % |
Le dossier énergétique de Nord Urbain repose sur 2 419 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 14 469 DPE analysés à Agen. Ce périmètre permet de décrire les logements diagnostiqués du quartier et de les comparer aux indicateurs disponibles pour la ville. Il ne constitue toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements de Nord Urbain. Les proportions présentées doivent donc être comprises comme celles du corpus étudié. Cette distinction est importante pour interpréter les résultats : une tendance de quartier donne un contexte utile, mais ne détermine pas l’étiquette d’un bien précis. Pour un projet de vente ou de location, les caractéristiques et le diagnostic du logement restent la référence à examiner.
- Périmètre local : 2 419 DPE géolocalisés à Nord Urbain, utilisés pour établir la répartition des étiquettes et les principaux indicateurs du quartier.
- Point de comparaison : 14 469 DPE analysés à Agen, avec des médianes communales permettant de situer consommation, coût énergétique estimé et surface.
- Limite de lecture : ces résultats décrivent un ensemble de diagnostics ; ils ne permettent pas d’attribuer automatiquement une performance à un immeuble, une rue ou un logement.
Un bâti surtout antérieur à 1948 et largement collectif
L’ancienneté du bâti est un trait majeur de Nord Urbain : 61,5 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1948, contre 32,7 % à Agen. La période antérieure à 1948 est donc dominante dans le quartier. En élargissant l’observation aux constructions d’avant 1975, la proportion atteint 76,7 %. Le parc diagnostiqué se distingue également par sa forme : les maisons individuelles représentent seulement 7,6 % des logements, le reste étant constitué d’appartements. Ces données décrivent ainsi un ensemble essentiellement collectif et ancien. Elles ne renseignent cependant ni les matériaux de chaque bâtiment, ni son niveau d’isolation, ni les rénovations réalisées. L’âge de construction ne suffit donc pas à expliquer l’étiquette énergétique : les résultats observés doivent être lus séparément, sans assimiler tout logement ancien à une passoire.
Les classes C et D dominent, avec 6,4 % de passoires
La répartition des étiquettes fait apparaître une nette prédominance de la classe C, qui rassemble 1 084 diagnostics, suivie de la classe D avec 743 diagnostics. La classe E compte 280 résultats. À l’extrémité la plus favorable de l’échelle, 25 diagnostics sont classés A et 131 sont classés B. À l’autre extrémité, les classes F et G réunissent respectivement 111 et 45 diagnostics. Les passoires énergétiques représentent ainsi 156 logements, soit 6,4 % du corpus du quartier. Ce profil montre que l’ancienneté dominante du bâti coexiste avec une présence importante des étiquettes C et D. Il souligne aussi l’existence d’un groupe de logements moins performants, dont la situation mérite une lecture individualisée plutôt qu’une conclusion générale sur l’ensemble de Nord Urbain.
- Classes A et B : 25 et 131 diagnostics. Ces étiquettes sont présentes dans le quartier, même si elles restent moins nombreuses que les classes C et D.
- Classes C et D : 1 084 et 743 diagnostics. Elles constituent les résultats les plus fréquents et donnent le principal repère de lecture de la distribution locale.
- Classe E : 280 diagnostics. Cette catégorie doit être distinguée des classes F et G lorsqu’on présente la part de passoires énergétiques.
- Classes F et G : 111 et 45 diagnostics, soit 156 logements au total. Leur proportion de 6,4 % est supérieure aux 4,9 % observés pour Agen.
Une consommation médiane supérieure à celle d’Agen
La comparaison avec Agen révèle plusieurs différences qui doivent être considérées ensemble. La consommation médiane atteint 174 kWh/m²/an à Nord Urbain, contre 166 kWh/m²/an pour la ville. Le quartier présente donc une consommation médiane plus élevée par unité de surface. En revanche, le coût énergétique annuel médian estimé y est inférieur : 886 €, contre 924 € à l’échelle communale. La surface médiane est également plus petite, avec 49 m² dans le quartier contre 62 m² dans la ville. Ces indicateurs ne mesurent pas la même chose : la consommation rapportée au mètre carré décrit une intensité énergétique, tandis que le coût annuel estimé porte sur un montant global. Un coût médian inférieur ne signifie donc pas, à lui seul, une meilleure performance énergétique.
Le rapprochement de ces médianes exige une autre précaution : elles ne décrivent pas nécessairement un même logement. On ne peut pas reconstituer un bien type en attribuant automatiquement une surface de 49 m², une consommation de 174 kWh/m²/an et un coût annuel estimé de 886 € à une seule habitation. De même, les données disponibles ne permettent pas d’isoler la contribution de la surface, de l’âge du bâtiment ou de ses équipements aux écarts avec Agen. Le constat reste néanmoins cohérent sur plusieurs points : Nord Urbain compte davantage de bâti d’avant 1948 dans son corpus, une consommation médiane supérieure et une proportion plus élevée de classes F et G. Ces éléments situent le quartier sans expliquer à eux seuls chaque situation individuelle.
Vendre ou louer : replacer le diagnostic du bien au premier plan
Pour vendre ou louer à Nord Urbain, ces résultats servent avant tout à contextualiser le logement présenté. Une étiquette C ou D peut être rapprochée des catégories les plus fréquentes du quartier, sans présumer que tous les biens de même classe ont les mêmes caractéristiques. Pour un logement F ou G, la présence de 156 passoires dans le corpus local ne dispense pas d’examiner précisément le diagnostic individuel et les points qu’il identifie. Le coût énergétique annuel médian estimé de 886 € peut éclairer une discussion, mais il ne doit pas être présenté comme la dépense attendue du futur occupant. Enfin, les données fournies ne permettent de conclure ni sur la valeur de vente, ni sur le niveau de loyer, ni sur la facilité à trouver un acquéreur ou un locataire.
Questions fréquentes
Le bâti ancien de Nord Urbain signifie-t-il que les logements sont majoritairement des passoires ?
Non. Les constructions d’avant 1948 représentent 61,5 % des diagnostics, mais les passoires F et G constituent 6,4 % du corpus. La classe C est la plus fréquente, avec 1 084 diagnostics, suivie de la classe D avec 743 diagnostics. L’ancienneté du bâti et la performance énergétique sont donc deux informations distinctes, à confronter au diagnostic de chaque bien.
Nord Urbain est-il moins performant que l’ensemble d’Agen ?
Sur les deux indicateurs disponibles que sont la consommation médiane et la part de passoires, le quartier présente des résultats moins favorables : 174 contre 166 kWh/m²/an, et 6,4 % contre 4,9 % de classes F et G. Son coût annuel médian estimé est toutefois inférieur, à 886 € contre 924 €, avec une surface médiane également plus petite.
Peut-on utiliser les 886 € de coût médian pour présenter un logement à vendre ou à louer ?
Ce montant peut être cité comme un repère statistique du quartier, à condition de préciser qu’il s’agit d’un coût énergétique annuel médian estimé. Il ne remplace pas l’estimation propre au logement et ne prédit pas les dépenses de son occupant. La surface médiane de 49 m² rappelle également que le corpus local ne correspond pas nécessairement aux caractéristiques du bien présenté.